Carrosserie · 5 min de lecture
Tesla Roadster « volant » : ce que l'on sait vraiment des propulseurs SpaceX
Depuis des années, Elon Musk promet que le nouveau Tesla Roadster pourra « voler ». En 2026, le projet a repris de la consistance : plusieurs médias américains ont décrit une démonstration préparée avec SpaceX. En tant que carrossier agréé Tesla, nous avons fait le tri entre ce qui est annoncé, ce qui est rapporté et ce qui reste à prouver.
Publié le

Une voiture qui vole, vraiment ?
Pas au sens d'un avion ou d'un drone. D'après les informations publiées par The Information puis reprises par Reuters, le Roadster serait équipé de propulseurs à gaz froid développés par SpaceX, désignés en interne sous le nom « A71 ». Ils lui permettraient de quitter brièvement le sol : un saut ou un court vol stationnaire, pas un déplacement dans les airs.
Le principe n'a rien de science-fiction. Un propulseur à gaz froid éjecte un gaz inerte stocké sous pression, sans aucune combustion. SpaceX utilise ce type de matériel pour orienter ses boosters Falcon 9 lors de leur retour sur Terre.
Ce que la presse rapporte de la démonstration
- Lieu : le site d'essais de SpaceX à McGregor, au Texas.
- Pilotage : à distance, sans personne à bord.
- Homologation : le véhicule de démonstration ne serait pas autorisé à circuler sur route.
- Sécurité : les spectateurs seraient tenus à plusieurs centaines de mètres, en raison du bruit.
- Performances annoncées : un 0 à 100 km/h en environ 1,1 seconde avec les propulseurs, selon Elon Musk.
- Prix évoqué : plusieurs centaines de milliers de dollars, voire davantage pour la version équipée.
Une ambition revue à la baisse, des délais qui glissent
Les premières versions du projet évoquaient une voiture capable de gravir une rampe magnétique, voire de rouler à l'envers. Selon la presse, ces numéros ont été abandonnés : il ne resterait que le décollage.
Le calendrier, lui, a souvent bougé. La démonstration avait été annoncée pour le 1er avril 2026, puis repoussée à l'été. Le Roadster de deuxième génération, ouvert aux réservations depuis 2017, a manqué au moins huit échéances. Au moment où nous publions cet article, aucune démonstration publique n'a été confirmée.

Et pour les Tesla qui roulent déjà ?
Roadster volant ou pas, les Model 3, Model Y, Model S et Model X qui circulent en Essonne ont des besoins bien concrets. Leur réparation obéit à des règles plus strictes que celles d'une voiture thermique classique.
- Structure : certaines pièces de caisse sont de grandes pièces moulées en aluminium. Elles ne se redressent pas comme une tôle d'acier et suivent des procédures constructeur précises.
- Batterie haute tension : après un choc sous la caisse ou au niveau des longerons, un contrôle s'impose avant toute remise en circulation.
- Aides à la conduite : caméras et capteurs doivent être recalibrés après un remplacement de pare-brise ou une intervention sur un pare-chocs.
- Garantie : une réparation hors procédures Tesla peut poser problème au moment de faire valoir la garantie constructeur.
C'est précisément le rôle d'un carrossier agréé Tesla : réparer selon les méthodes du constructeur, avec l'outillage et les pièces qu'il préconise.
Questions fréquentes
Le Tesla Roadster peut-il réellement voler ?
D'après les informations publiées, il s'agirait de quitter le sol quelques instants grâce à des propulseurs à gaz froid, pas de voler au sens propre. Le véhicule de démonstration serait piloté à distance et non homologué pour la route. Rien n'a été confirmé officiellement par Tesla à ce jour.
Où faire réparer une Tesla accidentée dans l'Essonne ?
Chez un carrossier agréé Tesla, qui applique les procédures de réparation du constructeur. Garage 91 est agréé Tesla et prend en charge les Model 3, Model Y, Model S et Model X, avec ou sans prise en charge par l'assurance.
